Laetitia Heurteau

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  • Festival de Grignan 2009 : lettre ouverte à Bernard Giraudeau

    Cher Monsieur le voyageur, Très touchée par la rencontre et la lecture que vous avez accordée lors du Quatorzième Festival de La Correspondance de Grignan, je ne pouvais m'empêcher de vous adresser cette « lettre ouverte » pour revenir avec vous sur ce petit festival, un peu fou, où les effluves de lavande séchée côtoient celles des vieux livres sur la place du village de la célèbre Marquise de Sévigné.Tout est petit à Grignan, en quelques minutes on a tôt fait le tour des remparts et croisé par exemple le tout nouveau ministre de la culture, M. Frédéric Mitterrand. passant devant nous comme un foudre de guerre, entouré d'une nuée d'hommes du ministère et autres gardes du corps, un peu comme ce groupe d'hirondelles qui volent bas dans le ciel rosé de Grignan, dans une sorte de hiérarchie méticuleuse, poussant des petits cris stridents... La lecture de M. le ministre ne va pas tarder... Attention, prenez place, messieurs, dames!
  • Le songe de Grignan

    N’en déplaise à la météorologie hexagonale souvent capricieuse de début juillet, à Grignan le ciel est invariablement bleu, l’air fleurant bon la lavande. Et à mesure que l’on approche de la ville, le symbole du Festival de la Correspondance, qui existe depuis quatorze ans, s’affiche de manière plus précise dans le paysage urbain… C’est une plume rouge immense, placée sur le clocher de l’église qui rappelle l’histoire de la ville intimement liée à celle de la Marquise de Sévigné. Et pour rendre hommage à cet héritage culturel, les commerçants accueillent le public dans des « chambres d’écriture » où papiers à lettres, enveloppes, encriers, plumes et affranchissement sont gracieusement offerts. Sont également organisés des ateliers d’écriture et de calligraphies, avec des expositions et des concours pour les lycéens.
  • Ivan Calbérac ou l’équation d’une comédie populaire réussie

    Cabourg est sous le charme de ce réalisateur qui est déjà venu présenter il y a quelques années son premier film Irène avec Cécile de France. Une semaine sur deux et son accueil plus que chaleureux du matin enchante Ivan Calbérac et son équipe. « C'était bouleversant pour moi. J'ai senti que la salle avait ri et pleuré en même temps. Les gens sont venus me dire combien ils étaient touchés par mon film et j'ai vécu ça comme un vrai cadeau! Quand l'humour et l'émotion fonctionnent, ça me touche profondément. » Au cœur de cette intrigue le divorce et la façon dont les parents comme leurs enfants vont le ressentir. « C'est un sujet qui s'est vachement banalisé dans notre société et qu'on n'aborde plus tellement. Et en même temps, ce que vivent les enfants pour eux, c'est parfaitement « anormal ». Je voulais donc faire un film qui montre cette double ironie que vivent les parents comme les enfants. »